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Bologne : le charme à toutes les sauces

Conjuguant avec adresse douceur de vivre et vitalité urbaine, Bologne multiplie les sobriquets mélioratifs, preuve de l’attraction qu’elle exerce. Surnommée tour à tour le « chef-d’œuvre de l’Émilie-Romagne » et la « fière Étrusque », la ville est un passage obligé d’une visite de l’Italie culturelle.

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Polyvalente de très longue date, elle sait satisfaire tout autant le touriste esthète que le bon vivant.

Préséance à la vieille dame : s’il fallait entamer une visite de Bologne, il serait presque indécent de choisir une autre première destination que le centre historique.
Les tours jumelles, les Due Tori Asineli et Garisenda, érigées au XIIème siècle, surplombent les ruelles étroites et contemplent les toitures ocrées si caractéristiques de la « ville rouge ».
Ces charmantes petites rues donnent, à les emprunter, l’impression de s’égailler dans un labyrinthe qui décline avec subtilité toute la palette des nuances de rouge.

Les déambulations vous conduiront sans doute jusqu’à la grand place, la Piazza Magiore, pour une atmosphère médiévale saisissante. Les plus en quête de spiritualité pourront se recueillir dans la basilique San Petronio tandis que les amoureux d’architecture apprécieront la beauté des contreforts typiques de l’art gothique.

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À l’est de la place, une rangée d’arcades remarquable de symétrie délimite l’entrée dans le Palais de l’Archiginnasio, le poumon intellectuel de la ville depuis près de neuf siècles.

Car visiter Bologne, c’est avoir la promesse de pénétrer dans une cité qui n’a plus à faire montre de son rayonnement culturel. Connue en Italie comme la Dotta, c’est-à-dire la Savante, la ville abrite la plus vieille université généraliste d’Europe construite en 1088, plus de cent ans avant celle de Paris.

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Bijou des bâtisseurs de l’art roman, elle a conservé son rang au fil du temps de telle sorte que la population estudiantine représente un cinquième de la population totale. Cette part importante confère un dynamisme certain au quartier étudiant où fleurissent pléthore de bars et de petites tavernes cossues. Il fait bon s’y attabler autour d’un lambrusco, ce vin de la région, si pétillant qu’on a immédiatement envie de le boire.

Une ambiance décontractée règne et attend de vous séduire bien qu’elle soit moins perceptible durant l’été pendant lequel les jeunes gens sont en vacances. Cette morte saison réjouira les amateurs de découvertes qui pourront tirer profit des innombrables musées que compte la ville.
La part belle est donnée à l’éclectisme avec le musée d’archéologie, le musée d’art médiéval, le musée des beaux-arts ou bien encore le musée de la musique italienne et de l’art moderne.

Côté gastronomie, la cité est un avant-goût à elle seule des délices italiennes.
On ne présente plus la fameuse sauce « al ragu » dont elle est l’éponyme et qui sera, à coup sûr, servie sur des antipasti aux pâtes fraîches. Lorsqu’elles sont proposées en plat de résistance, les pâtes sont souvent des tagliatelles, une autre spécialité, ou plus rarement des tortellini.
Des mets incontournables comme la mortadelle ou le parmesan raviront les papilles des gourmets pendant que les glaciers rivaliseront en parfums pour les gourmands.

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Au carrefour des routes de l’Italie, Bologne est indubitablement une ville de ressources.
Cernée par l’arrière-pays aux escapades fabuleuses et l’Adriatique aux plages de farniente, elle sait tirer son épingle du jeu pour convaincre de ne céder ni à l’un ni à l’autre.

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