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Les conseils pour bien marchander

L’art de la négociation n’est pas l’apanage des marchands de tapis ! Dans bien des pays, particulièrement en Asie et en Afrique, il est même érigé en sport national et certains vendeurs mériteraient un Oscar tant leur jeu d’acteur est hollywoodien. Alors laissez votre timidité au placard et apprenez à transformer un « non » en un « oui ». Voici toutes les règles d’or pour devenir un fin négociateur des souks marocains aux marchés de Pékin !

Règle numéro un : le bon moment vous choisirez
Il n’y a pas d’heure pour négocier, mais une heure pour bien négocier ! En Asie du Sud-Est et en Inde, le matin aux alentours de 9 heures, permet souvent de faire les meilleures affaires. A cette heure, les vendeurs sont souvent prêts à consentir à de gros rabais juste par superstition afin de se garantir une bonne journée de business. En Afrique du Sud, c’est en fin de journée qu’on préfère marchander. Au Japon, le meilleur moment est le dimanche soir après 19 heures. Beaucoup de commerçants sont alors enclins à faire des rabais afin de se débarrasser de leurs marchandises avant le début de la semaine.

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Règle numéro deux : par faire un tour vous commencerez
Précipitation et négociation ne font pas bon ménage. Ainsi même si vous tombez sur le bracelet de vos rêves sur un étal, il vous faudra résister à la tentation d’entamer tout de suite la négo. Le mieux est d’y jeter un coup d’œil furtif et de continuer votre tour. Vous vous ferez ainsi une idée des prix pratiqués sur ce marché et celui que vous souhaitez mettre pour votre bracelet.

Règle numéro trois : ferme vous resterez
Vous vous êtes fixé un prix maximum ? Vous savez quel est le juste prix de l’objet que vous souhaitez acquérir ? C’est le moment de vous jeter dans le grand bain ! Mais attention, n’annoncez jamais un prix en premier ! Laissez le vendeur vous donner un chiffre, divisez le par deux, délibérez ensuite pour trouver un compromis, mais ne montez jamais au-dessus de la limite que vous vous êtes fixé.

Règle numéro quatre : d’humour et de patience vous ferez preuve
La négociation butte ? Continuez d’afficher un large sourire et ne perdez pas patience ! Changez simplement de sujet en posant des questions au vendeur. Le but ? Tisser un lien autre que mercantile afin que le vendeur ne vous voie plus comme un simple touriste. Le mieux est d’apprendre quelques mots de la langue du pays comme « bonjour » ou « merci » et de faire quelques blagues pour faire sourire le vendeur. N’oubliez pas : la négociation en voyage doit rester un jeu. Vous n’êtes pas en train de marchander avec agent immobilier prêt à tout pour vous endetter sur 30 ans.

Règle numéro cinq : l’art théâtral vous manierez
Votre vendeur est buté ? N’insistez pas, remerciez-le et faites mine de partir. Ce coup de bluff sert à démontrer que vous vous êtes bel et bien fixé un budget maximum que vous n’êtes pas prêt à dépasser. Toute la subtilité réside dans le fait de ne pas partir trop vite pour éviter que le vendeur ne vous rattrape jamais, ni trop lentement pour qu’il se rende compte de votre petit jeu. Si votre prix définitif est raisonnable, le vendeur finira par vous rattraper.

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Règle numéro six : modeste vous demeurerez
Gardez en mémoire que ce qui n’est pas cher pour vous peut l’être pour quelqu’un d’autre. Pour vous, il s’agit de quelques centimes, mais pour les locaux, ces centimes peuvent représenter une somme importante. Avant de partir, renseignez-vous donc bien sur le coût de la vie locale pour ne pas faire d’impairs. Évitez également de dévaloriser le produit, vous risqueriez de vexer le vendeur. Et puis, à quoi bon vouloir acheter un objet de piètre facture ?

Règle numéro sept : de la contrefaçon vous vous méfierez
Ramener des contrefaçons de l’étranger peut vous coûter très cher (une amende comprise entre un et deux fois la valeur de l’objet et des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement) ! De même, il est interdit de ramener des objets historiques sans autorisation. Pour reconnaitre une contrefaçon, voici ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille : un prix anormalement bas, un produit vendu à la sauvette et bien sûr, une finition grossière comme un polo Lacoste devenu « Laccoste » ou un parfum « Ugo Boss ».

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Vous voilà prêt à déjouer les écueils de la négociation et éviter de vous faire plumer !

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