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Sur les traces de l’histoire en Guyane

Des peintures rupestres datées de – 5000 ans, au centre spatial de Kourou, les peuples indiens de Guyane ont été témoins de pages d’histoire particulièrement agitées.
Colons, esclaves, bagnards et orpailleurs se sont tour à tour ajoutés à la population du pays, apportant leur pierre à l’édification de la Guyane d’aujourd’hui et laissant sur leur passage de multiples traces qu’il est fascinant de suivre.

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Précisons tout d’abord que si la majorité des lieux d’histoire que l’on peut encore voir datent d’après la colonisation, l’histoire de la Guyane commence bien avant le XVIème siècle.
Les plus anciens vestiges de poteries et peintures découverts entre les fleuves Maroni et Oyapeck ont plus de 7000 ans.
Quant à l’implantation amérindienne sur le littoral, elle a eu lieu, pour les Palikurs et les Arawaks au IIIème siècle tandis que l’on estime l’arrivée des Caraïbes, Wayanas et Galibis au VIIIème siècle.

Le Musée des Cultures Guyanaises de Cayenne vous renseignera sur l’histoire des différentes ethnies qui ont peuplé le pays au fil du temps.
De cette période pré-colombienne, l’on peut encore voir près de Kourou, les roches gravées de la Carapa, ensemble de près de 250 pétroglyphes représentant des personnages très stylisés, attribués aux Indiens Galibis.
Moins bien conservées, les 7 roches de Palulu sont également à découvrir sur la commune de Remire, près de Cayenne.

Dominant Cayenne, la colline Cépéou abrite le fort du même nom, première fortification édifiée par les colons français dirigés par Poncet de Brétigny en 1643. Rendez-vous ensuite sur la belle place des palmistes pour saluer la statue de Félix Eboué avant de se rendre place Victor Schoelcher puis place Leoplold Helder, entourée de beaux bâtiments coloniaux.

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Également riche en belles demeures coloniales, Saint-Laurent-du-Maroni est un excellent point de départ pour une visite en pirogue de la région et des villages indiens des alentours, avec au préalable une halte au tristement célèbre camps de la Relégation.

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Car parler de la Guyane, c’est forcément évoquer son bagne. Pour être plus précis, il faudrait dire ses bagnes. Car entre camps et pénitenciers, le pays comptait une bonne vingtaine de lieu d’exil et de privation de liberté.
Ouverts sur ordre de Napoléon III en 1852, ils ont été utilisés jusqu’après la Deuxième Guerre Mondiale. L’on peut encore visiter le bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, utilisé comme lieu de transit et aussi le pénitencier de l’Île Royale, au large de Kourou, où se trouvaient les prisonniers de droits communs et les condamnés à mort.

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L’Ile du Diable voisine accueillait les prisonniers politiques, dont le plus célèbre fut le colonel Dreyfus.

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À voir également, sur la commune de Montsinéry, le bagne des Annamites, où étaient enfermés les résistants indochinois.

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Riche d’une faune et d’une flore exceptionnelles, la Guyane est aussi l’héritière d’un passé complexe, fait de colonisations, de peuplements forcés, de luttes pour la liberté. Les descendants des premiers Indiens, mais aussi des Européens venus se battre ou cultiver la terre, des esclaves puis des bagnards envoyés ici en main-d’œuvre gratuite participent aujourd’hui, pour certains, au programme spatial d’Ariane.

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