Voyager écolo

A l’heure où le tourisme de masse devient une menace pour la planète, voyager en respectant l’environnement est primordial. Nul besoin d’être spécialiste de l’écologie, chacun peut à sa mesure apporter sa pierre à l’édifice. Pour célébrer en fanfare l’année 2017, déclarée Année internationale du tourisme durable par l’ONU, quelques conseils pour découvrir le monde tout en prenant soin de la planète.

Réduire son empreinte carbone
Les émissions de CO² sont mauvaises pour la planète. Malheureusement, en tant que touriste, on a tendance à participer au phénomène, pour la simple raison qu’on prend souvent l’avion. Or, l’avion émettrait deux fois plus de CO² qu’une voiture diesel et… 35 fois plus que le train ! Mieux vaut donc recourir à un autre transport. Si ce n’est pas possible, privilégiez les vols directs plutôt que ceux avec escale, les décollages et atterrissages consommant énormément de carburant.
Aujourd’hui, plusieurs sites (comme Climatecare ou Atmosfair) permettent de calculer ses émissions en carbone pendant un voyage… et de les compenser par un don proportionnel à une association qui sensibilise à ces problématiques.

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Séjourner dans un hôtel écolabellisé
Le voyage écolo passe aussi par le choix du logement. Les hôtels et campings se montrent de plus en plus soucieux de l’environnement et certains reçoivent même un écolabel de la Commission Européenne. Il s’agit d’une distinction décernée aux établissements qui mettent en place des mesures favorables à l’environnement. Par exemple : proposer des petits-déjeuners bio, limiter la consommation d’eau, utiliser des ampoules basse consommation, mettre à disposition des clients des vélos etc.

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Manger local
En mangeant local, vous aidez la planète. Non seulement parce que vous soutenez l’économie, mais en plus vous évitez des transports de marchandises internationales très coûteux et polluants. Une bonne orange pressée et ramassée non loin de là vous procurera bien autant de plaisir qu’un coca cola produit à des centaines de kilomètres. Évidemment, et ce n’est pas valable qu’en voyage, ne gâchez pas la nourriture et faites en sorte de limiter au maximum les emballages. De même que les pailles dans les boissons, sont-elles si utiles que ça ?

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Économiser les ressources naturelles
Là encore, le précepte est valable toute l’année mais s’applique d’autant plus dans les pays moins développés. Au quotidien, les habitants doivent parfois se retreindre à cause de difficultés économiques ou climatiques. C’est le cas dans de nombreux pays pour l’eau, alors apprenez à ne pas la considérer comme une ressource illimitée. Quelques conseils simples pour ne pas gaspiller : ne pas laisser l’eau du robinet couler inutilement, prendre des douches rapides, espacer les shampooings ou en utiliser du sec, ne pas faire trop de lessives (à l’hôtel, précisez par exemple qu’il n’est pas utile de changer votre serviette quotidiennement).

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Limiter ses déchets et penser biodégradable
Quoi de pire que de voir des plages ou des sites naturels jonchés de déchets ? Veillez toujours à laisser un lieu propre, en jetant vos déchets ou en ayant toujours un sac poubelle d’avance sur vous. Pour éviter d’accumuler les déchets, investissez dans une gourde isothermique plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique, ainsi que dans un Tupperware et des couverts réutilisables.
Achetez aussi des produits biodégradables, pour éviter qu’ils ne mettent des dizaines voire des centaines d’années à disparaître. Par exemple : si vous êtes vraiment obligés d’emporter des sacs plastique, prenez-en des biodégradables. De même pour les articles d’hygiène tels que le papier toilette ou les lingettes. Pour les cosmétiques (savon, shampooing, maquillage, crèmes) et la lessive, choisissez-en des non agressifs, qui ne contaminent pas les eaux dans lesquelles ils pourraient être déversés.

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Privilégier les transports en commun
Lorsqu’on est en vacances, on a le temps et on peut donc penser à des transports parfois un peu moins rapides ou confortables, mais moins polluants. Privilégiez si possible les transports en commun : bus, car, covoiturage, taxi partagé… et évitez les transports réputés pour être gourmands en carburant, comme les 4×4, les bateaux à moteur etc. Mais bien sûr, la meilleure solution pour la planète, qui est aussi la mieux pour votre porte-monnaie et votre santé, est de vous déplacer à pied ou à vélo !

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Respecter la faune et la flore
Voyager écolo, c’est aussi prendre soin des paysages et animaux rencontrés en route. En réalité, cela veut surtout dire… les laisser tranquilles ! En randonnée, toujours suivre les chemins déjà tracés, pour ne pas endommager la nature et ne jamais nourrir ou caresser les animaux sauvages, en particulier les bébés. Leur mère risquerait de ne plus reconnaître leur odeur et de les délaisser. En milieu aquatique, ne pas se servir des eaux comme toilettes géantes, ne pas prélever de coraux (il faut une dizaine d’années à un corail pour repousser) et ne pas nourrir les poissons, au risque de perturber leur système alimentaire. En résumé, le bon voyageur écolo observe tant qu’il veut, mais ne touche pas !

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