Organiser soi-même sa correspondance entre deux vols, intérêts et dangers

Quelles sont les astuces pour organiser sereinement sa correspondance ? Comment éviter de rater son avion ? On vous donne nos conseils et astuces pour voyager en toute quiétude.

En 2017, 55 millions de personnes à travers le monde ont opté pour la connexion libre – et cette pratique fait de plus en plus d’adeptes. Mais en quoi consiste la connexion libre ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Réponses.

La connexion libre, qu’est-ce que c’est ?

La connexion libre, ou self connecting en anglais, désigne le fait d’organiser soi-même sa correspondance entre deux vols avec deux billets d’avion distincts.

Exemple : vous souhaitez vous rendre à New York depuis Paris. Vous réservez un premier vol avec Lufthansa de Paris jusqu’à Francfort, puis un second vol avec American Airlines de Francfort jusqu’à New York.

Quelle est la différence avec une correspondance assurée par une même compagnie aérienne ?

Lorsque vous réservez un seul billet d’avion qui comporte une escale auprès d’une même compagnie, vous ne vous occupez de (pratiquement) rien. La compagnie aérienne gère le transfert des bagages d’un vol à l’autre et vous n’avez pas besoin de les réenregistrer. Vous devez seulement vous rendre à la porte d’embarquement du prochain vol. En cas de retard du premier vol, le second avion vous attendra avant de décoller ou la compagnie aérienne vous placera sur le prochain vol qu’elle opère (dans la mesure du possible).

Quels sont les intérêts à recourir à la connexion libre ?

Les principaux atouts de cette pratique sont : économie, flexibilité et liberté. Parfois, la réservation de deux billets d’avion auprès de deux compagnies aériennes distinctes vous reviendra moins chère que de réserver un seul billet comportant une escale auprès d’une même compagnie ou un vol direct. En outre, avec la connexion libre, vous pouvez décider de la durée de votre escale ou trouver des vols dont les horaires vous arrangeront davantage.

Quels sont les risques en organisant soi-même sa correspondance ?

Le risque majeur dans la connexion libre, c’est de ne pas prévoir assez de temps. En effet, lorsque votre premier vol atterrit, vous devez non seulement rejoindre la porte d’embarquement d’où partira votre deuxième avion et repasser tous les barrages de sécurité, mais aussi récupérer vos bagages et les enregistrer de nouveau sur le prochain vol. Vous devez donc veiller à vous accorder un Temps de Correspondance Minimum (MCT) suffisant. Il s’agit de la durée de transfert entre deux vols. Ainsi, si le décollage du deuxième appareil a lieu au sein du même terminal, nous vous conseillons de prévoir une escale d’au moins une heure. Si vous devez changer de terminal, prévoyez une escale d’au minimum trois heures. Si vous n’êtes pas dans les temps, votre second vol ne vous attendra pas et partira sans vous ! Le recours à la connexion libre ne permet ni indemnisation, ni proposition de reclassement sur un autre avion en cas de retard du premier vol.

La connexion libre promet davantage de liberté aux passagers qui peuvent créer un voyage à la carte et en adéquation avec leurs souhaits. Cependant, cette pratique, souvent source de stress, s’adresse davantage aux voyageurs chevronnés, même si ce dispositif a tendance à se démocratiser.

Les conseils du pro

  • Faites particulièrement à la durée entre deux vols si vous passez par un aéroport américain. Le temps de passage à la sécurité peut en effet s’étirer
  • Veillez à voyager avec tous les documents de voyage (visa, ESTA…), certains étant exiger même pour une escale
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